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Stephane Lambert

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J’être

  

J’être de trempe à l’assaut de ce qui jaillit des puits si être est ceci alors je suis que je crois.

J’être le dit parce que j’être à être et à ne plus être, à naître et à renaître, puis j’être à disparaître, telle sera ma chanson.

J’être ce que j’étais autant que ce que je saurais être, mais en attendant je me dois  par essence de vivre au fil de mon être comme une eau qui coule au fond d’un moi rivière en prise parfois avec lui même.

Quant à ce qu’il sera j’être à ramoner pour qu’il me surprenne à être encore.

 Ce à quoi par la fleur d’être qui vient du dedans et qui résonne pour mettre un souffle entre côte au corps de mon coeur, je salpêtre autant que je suinte ma sève d’être larirette l’on là.

J’architêtre pour me fabriquer ma masonêtre

J’être moi à toi au pied du gué, jettes toi à moi du pied du mur, quand j’étire ma langue meurtrière et que j’attire mon for par mes miettes fenêtres.

J’être hier qui me le lègue si souvent en pair ou en impair par une large arête le long de mon temps.

Alors à l’antan, j’ancêtre mon temps d’être qui se pétrit des osselets de ma roche source, innervée par tant de paraître, j’Etrusque les cordes  qui s‘écartent à laisser naître les sommes de tous mes tourbillons.

 

J’être à me courir après, à m’épuiser par mes racines de bois dur.

J’arbre, je cèdre, J’hêtre, je chêne, je bouleau, je citronnier, je saule pleureur, je buis, je bu, je bois, je plante, je feuille, je plie et parfois je rouleau.

 

Je ploie sous mon moi, par tant de remous d’être et repars dans mes soubassements par les grimaces.

 

Je prends mon être en patience, sonnant et trébuchant, dans ma lente et féminine obscurité. Je m’étends gravement dans ma vie corps, je m’allonge lourdement dans ma vie âme, je frôle hautement dans ma chosette mentale. J’intime subtilement les bords de mon écorce sensible, j’effleure mes sentiments d’être jusqu’au bûtinement de soi.

Je tête à tête, je masque à masque, je claque à claque bois, je gueule à gueule de brutte j’abuse mais j’absou tous mes dessous de moi et j’arrose de mes semences jusqu’à l’esquive.

 

Puisse je ne pas être que ce serait encore une pirouêtre

 

Je me noie de moi, repu d’être, je m’émois, j’aboie mon émulsion, j’expulse ma pulsion, j’être cirque dans mes roulades d’esprit saint, je risque d’être à l’intérieur comme à l’extérieur, du dedans comme du dehors…Mais j’être à ne pas être l’ange qui vol au dessus de mes semblables. Je statut de ce que j’eus été où rien ne pourra plus être de celui que je dévoile.

 

 

 

Je nectar, je bel être et je mal être, je néant et j’use de l’être jusqu’à la moelle, jusqu’à ma corne, jusqu’à mes crocs, jusqu’à la mort d’être.

J’erre et je  bêtre le drôle d’animal qui s’inspire de ce qui me rend d’être force par mes odeurs autant que par mes gestes et mes instincts féroces.

Je perds l’être, j’en accuse l’avoir intestinal où se logent les oisillons de mes illusions phares. Je vide mon horizon, aussi que mon oraison jusqu’au vertige de ce qui peut sortir des pouatrailles et des bustes aux essences de joie.

J’amniotise mes sens, je déploie mon ressac d’entrailles et j’écoute en hystérisis les irrigations sourdes de mes poésies transcendantales.

 

J’êtrerai dans tous mes états quand tout de ce qui de moi me servira comme un bon plat, qui de surcroit se mangera.

 

 

 

Stela

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